Podcast Ligne 150 #4 | Le tram, plus vivant que jamais

Podcast Ligne 150 #4 | Le tram, plus vivant que jamais


Bonjour ! Vous écoutez ligne 150, le
podcast de la STIB. Ligne 150, c’est la ligne spéciale imaginée par la STIB pour
célébrer les 150 ans du tram à Bruxelles. Grâce à des histoires ou des
anecdotes, ce podcast va vous emmener à travers l’histoire du tram, de la belle
époque au futur de notre réseau. Pour votre sécurité, n’écoutez pas
ce podcast en conduisant. Bonne écoute avec la STIB ! Quatrième épisode: le tram plus vivant que jamais ! En Belgique, les années 70
correspondent à la fin des 30 glorieuses. Dès 1973, en pleine crise, on interdit
d’utiliser sa voiture le dimanche. La situation sociale et économique est donc tendue. Pour la STIB, l’exploitation du prémétro, le jeune réseau
souterrain bruxellois, coûte cher. Mais la modernité, elle, n’attend pas. Les motrices articulées 7500 et les voitures bidirectionnelles 7800 effectuent leurs premiers kilomètres sur le réseau. Sur la route, ce sont 480 nouveaux bus
que l’on voit apparaître dès 1972. C’est d’ailleurs cette même année
que le dépôt Delta est construit. La STIB investit mais doit également économiser. Des oblitérateurs à voyages multiples
sont installés à bord des trams et des bus, tandis que des
premiers points de vente extérieurs voient le jour. La technologie prend alors le pas sur le contact humain. Les derniers receveur de
la STIB prendront leur retraite en 1978. En attendant, les travaux du métro ont déjà commencé. Il est inauguré le 20 septembre 1976. Il compte déjà 11 km de voies dont un tronc commun entre les stations De Brouckère et Mérode. Le métro dessert
les quartiers sud-est et nord-est. 45 rames doubles sont mises en service
et enchantent leurs nouveaux passagers. Au début des années 80, le Métro a la cote. Une dizaine de nouvelles stations se crée et son réseau s’étend de plus en plus. Mais l’année 1983 est une année noire pour la STIB. Les restrictions budgétaires imposées par l’état la force à suivre un plan d’assainissement d’une durée de 5 ans. On envisage alors le pire: la suppression complète des tramways à Bruxelles ! Le réseau de tram ne sera finalement que diminué, passant de 150 à 134 km. Le tramway ne disparait donc pas du réseau…
mais n’est pas sauvé pour autant. Si la station de prémétro Louise est inaugurée en 1985, la naissance de la ligne 2 la transforme en station de métro en 1988, comme toutes les autres stations de prémétro comprises jusque Rogier. Cette décennie, peut-être une des plus difficiles pour les trams
bruxellois se termine par la réforme institutionnelle, qui confie
aux 3 régions la responsabilité de l’organisation du transport public. La Région de Bruxelles-Capitale a désormais la liberté d’organiser comme elle le
souhaite les transports urbains et régionaux sur son territoire. Et la donne change… La STIB signe avec elle son tout
premier contrat de gestion en 1991. Ce contrat précise les droits et devoirs de chacun,
pour une meilleure mobilité dans la Région de Bruxelles-Capitale. La notion de client est également mise en avant. L’identité visuelle de la STIB se modernise. Les véhicules sont désormais jaunes lumineux. Un nouveau logo est présenté: un rectangle bleu sur pointe rouge contenant les lettres STIB,
incliné de 12,5° – soit l’angle d’un coureur à pied en pleine action –
pour donner une impression de mouvement. Mais plus important encore :
après une décennie difficile, la STIB réinvestit dans des infrastructures ferrées
et modernise les voies. En 1994, la STIB accueille un tram futuriste : le T2000, soit 100 ans après l’introduction
des premiers trams électriques sur le réseau. Le T2000 révolutionne le transport de surface : son plancher est surbaissé, ses portes sont plus larges… Il offre un confort sans précédent pour les voyageurs. Dès cette époque, la STIB accorde
accorde une importance aux performances écologiques. Le tram, propulsé par l’électricité,
rejette peu d’émissions polluantes. Le tramway a donc un bel avenir devant lui :
Bruxelles doit devenir plus verte et laisse présager de futures améliorations en surface. Elles arriveront 12 ans plus tard, avec une nouvelle génération de tram : le T3000. Il mesure 32 mètres de long
et propose un design Art nouveau entièrement imaginé par le designer
anversois, Axel Enthoven. Les Bruxellois peuvent désormais
les apercevoir sur le réseau dans leur nouvelle livrée : le jaune et le bleu font place à l’argent combiné au bronze, au cuivre ou à l’or. Si les PPC, les T2000 et les T3000
se partagent le réseau, il reste encore de la place pour un tout nouveau tram :
le T4000, qui dès 2006, arrive dans les dépôts de la STIB. Le nouveau venu est plus long
(43 mètres, 11 de plus que les T3000) et peut accueillir jusqu’à 258 clients. Mais qu’en est-il du réseau ? La ligne 94 est prolongée jusqu’à Hermann Debroux
afin de la connecter avec le métro. En 2008, la STIB commande
102 nouveaux trams à plancher bas. La plus grosse commande jamais réalisée par l’entreprise à ce jour ! Cela tombe bien, les lignes chrono 3 et 4
circulent désormais sur l’axe de prémétro Nord-Sud. Ces lignes offrent une capacité, une régularité et des fréquences digne d’un futur métro. La STIB continue encore et toujours son extension en surface : la nouvelle ligne de
tram 62 assure bientôt la liaison entre entre Haren et Schaerbeek. La ligne 93 voit également le jour, qui reprend en partie le trajet de la ligne 94. Les fréquences sont améliorées. En soirée, on peut y croiser le Tram Experience, un ancien tram qui offre une escapade gourmande dans les rues de Bruxelles. C’est le tram le plus étoilé du monde. Testé et approuvé ! Bientôt, on pose les premières voies pour la nouvelle ligne 9, qui reliera le plateau du Heysel
à la station de métro Simonis, dès le 1er septembre 2018. Et qui sera le premier conducteur de ce tram ? Le Roi Philippe 1er, bien entendu ! Enfin, la ligne 94 se transforme en ligne 8. Cet axe est maintenant prolongé sur quatre arrêts depuis Musée du tram jusqu’à Rodebeek. La ligne couvre donc deux kilomètres supplémentaires. Quand est-il de l’avenir ? Il y aura bientôt une nouvelle ligne vers Neder-over-Heembeek ainsi qu’une ligne entre Tour & Taxis et la Gare du Nord. Sans compter les nombreux
projets d’extension de lignes. Que retenir de ces 150 ans du tram ? Il nous a été impossible de tout mentionner, tant l’histoire du tramway à Bruxelles
est riche de récits et d’anecdotes. Aujourd’hui, plus de 300 trams circulent quotidiennement sur le réseau de la STIB. Ce moyen de transport a su, au fil des décennies, s’adapter à son environnement et proposer un moyen de transport moderne et fiable. Transport atypique et visible de tous, certaines des plus grandes villes d’Europe nous l’envie. Il suscite des vocations également. Combien sont-ils à décider, chaque année,
de se former à la STIB pour pouvoir les conduire dans la capitale européenne ? A coup sûr, le tram est bien parti pour rouler encore 150 années supplémentaires. Le Tram TNG (pour Tram New Generation) s’impatiente déjà en coulisse. Dès 2020, il rentrera en scène afin de jouer son nouveau rôle, pour le plus grand plaisir de ses conducteurs et de ses futurs usagers. Un nouveau tram pour fêter ses 150 ans d’existence ? Si ce n’était pas là le plus beau des cadeaux. Bon anniversaire cher tramway ! Vous avez écouté Ligne 150.
Nous espérons que cet épisode vous a plus. Les informations et événements mentionnés dans ce podcast proviennent d’un ouvrage très intéressant : Brussels, A Tramway Reborn, 1945 – 2008
par Geoffrey Skelsey et Yves-Laurent Hansart, publié
par The Light Rail Transit Association Nous remercions chaleureusement leurs auteurs, sans qui le contenu de ce podcast n’aurait pas pu être enregistré. N’hésitez pas à vous abonner à ligne 150 sur votre application de podcast préférée
ou à nous laisser cinq étoiles et un commentaire si vous nous écoutez via Apple Podcast. Cela permettra à ce podcast d’être mieux référencé et d’avoir plus de visibilité. A bientôt sur la Ligne 150 !

1 thought on “Podcast Ligne 150 #4 | Le tram, plus vivant que jamais

  1. Une très bonne série! Vraiment!

    Je m’en souviens comme si c’était hier, les polémiques concernant le T2000 et la prolongation du tram 55. Et les lignes 3 et 4 ne font toujours pas l’unanimité, à cause des changements. Sinon, je fais partie des contents de la présence de tram encore si nombreux dans la ville, malgré cette couleur bronze moins gai et moins visible en plein soleil et dans le noir.
    A la prochaine! En espérant que les deux nouvelles lignes promises dans cet épisode ne tarderont pas trop.

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