PODCAST : consommation VS minimalisme # FLE B1-B2

PODCAST : consommation VS minimalisme # FLE B1-B2


salut à tous, nouvelle voiture, nouveaux
vêtements, nouvelles chaussures, nouveaux meubles, tout le monde a été un jour attiré et même influencé je dirais par une publicité ….ou même par des amis.Nous
vivons dans un monde de consommation dans lequel nous surconsommons tous les
jours un peu plus, mais en même temps même si tous ces objets pourraient
représenter des petits bonheurs, ils se transforment très rapidement en
insatisfaction et c’est justement de ça dont je vais parler aujourd’hui : de
consommation et de tout l’inverse, de minimalisme Alors pour commencer, je vais un peu
décrire ma situation, ma relation à la consommation.Quand j’ai
eu 18 ans, j’ai eu mon premier appartement, mon premier petit studio, et
j’ai rapidement combiné à mes études un petit job étudiant qui me permettait
de gagner mon premier vrai salaire ..alors quand je dis salaire, c’est pas vraiment
“salaire” parce que j’étais pas salariée déjà et parce que l’argent que je gagnais
fluctuait beaucoup et c’était pas non plus extraordinaire.Quand on a 18 ans, on
gagne 400 euros on est super contents !
J’avais aussi accès à mon compte bancaire, à l’argent que mes parents
m’avaient mis de côté pour mes 18 ans donc, c’était l’argent de noël
d’anniversaire etc alors… autant dire que j’ai rapidement
dilapidé littéralement, dilapidé, dépensé tout cet argent : dilapidé en
fast fashion, en maquillage, en chaussures en livres aussi mais bon ça c’est pas
très grave enfin…maquillage, chaussures, vêtements
tout ce dont réellement je n’avais pas besoin.J’ai accumulé une quantité, une
quantité extraordinaire de choses que je n’utilisais pas : du maquillage
extravagant qui a fini évidemment par périmer dans les placards de salle de
bain, des chaussures de 12 cm que vous pouvez imaginer une jeune fille de 18
ans ne sait pas porter etc. Le moment où je prenais réellement
conscience de cet amas, de cette quantité de choses était mes déménagements, alors mes déménagements pourquoi ? Parce qu’en dix ans, en dix ans
j’ai déménagé sept fois, et quand vous devez, je vous le dis, quand vous devez
déplacer toutes vos affaires d’un endroit à un autre avec une voiture et
avec vos petits bras, je peux vous dire que vous prenez conscience de la
quantité. Quand tout est rangé dans les armoires,
dans les placards etc vous ne réalisez pas réellement l’espace
que ce matériel occupe dans votre vie parce que, parce que c’est pas forcément
sous vos yeux parce que c’est pas forcément visible,
mais quand on remplit des cartons, quand on juxtapose ses cartons, eh bien on
prend conscience. Aujourd’hui j’ai 28 ans et je ne sais pas, c’est peut-être pour
l’âge c’est peut-être parce que j’évolue,
parce que je change, je sais pas mais mais j’en ai marre de surconsommer
toutes ces choses que je n’utilise pas pour la qualité moyenne voire médiocre
ou tout simplement parce que j’ai justement trop de choix, trop de choix
tous les matins.Et justement je vais, je vais un peu parler de cette qualité.Quand
j’avais 18 ans, alors toujours quand j’avais 18 ans, je le répète beaucoup.
Quand j’avais 18 ans, j’étais satisfaite de porter plusieurs vêtements
différents de qualité moyenne ou très mauvaise : du h&m, du zara, du forever 21 etc j’avais pas forcément d’exigence sur la
qualité, ce que je voulais c’était des vêtements qui mettaient, qui me mettaient en
valeur, qui mettaient mon corps en valeur et rien de plus, un peu comme je pense
toute jeune fille de 18 ans voilà. Aujourd’hui…. et aussi peut-être
parce que je suis auto-entrepreneure je me vois un peu comme une marque, comme ma
propre marque et donc j’ai comme une autre exigence que le fait juste de
mettre mon corps en valeur je veux donner une image de qualité, une
image d’exigence, une image de, une image de soin, alors évidemment attention que
porter les vêtements de bershka ne signifie pas qu’on ne se soigne pas,
c’est pas ce que je veux dire, je fais référence juste, je suis en train de
faire la juste comparaison avec le moi d’avant, avec le moi d’avant qui
achetait de manière compulsive des vêtements très rapidement comme comme
une pulsion, voilà, des vêtements trop courts, des vêtements trop grands, trop
petits, mal coupés… et quand j’y pense quand je quand je réfléchis,
la seule satisfaction que j’avais, ce n’était pas de les porter mais c’était
de les acheter, et pour moi aujourd’hui s’habiller, prendre le soin de choisir
mes vêtements, prendre le soin de les choisir dans le magasin donne beaucoup
d’informations sur le caractère d’une personne.Mais encore une fois, je préfère
le répéter ça ne signifie pas que je juge les personnes sur leur manière de
s’habiller, pas du tout, pas du tout.C’est une simple exigence que je porte sur moi
aujourd’hui, uniquement sur moi.Et donc tout ça pour dire que j’ai décidé de
réduire ma consommation, et de vider tous mes placards qui débordaient d’affaires,
alors c’est vrai que… en tout cas pour moi, ça a été très difficile de jeter, de
beaucoup jeter.C’est pour ça que je l’ai fait plus ou moins tous les deux-trois
mois, je suis rentrée dans ce processus d’épuration tous les trois mois je pense
pour éviter que le choc soit trop dur. Parce que si je m’étais dit bim
“Aurélie, vas-y jette tout ce week end”, ça n’aurait peut-être pas été possible et
puis aussi mon idée, c’était pas de jeter, c’était pas de jeter pour jeter.La plus
grosse partie, on va dire même les 3/4 je les ai donnés à des
associations parce qu’il existe beaucoup de…beaucoup d’associations qui
récupèrent les vêtements.Normalement en ville il y a comme des conteneurs, en
tout cas à Madrid c’est le cas, il y a des conteneurs dans lesquels vous pouvez
mettre ces habits et des associations les récupèrent pour les personnes qui en
ont besoin je parle des vêtements qui sont en bon état évidemment, les vêtements qui ne sont pas en bon état,
je les ai tout simplement jetés, j’ai fait la même chose avec les cosmétiques
mais la différence c’est que les cosmétiques
je les ai jetés parce qu’ils étaient pour la plupart soit entamés, soit
périmés donc voilà poubelle mais les cosmétiques
ça fera l’objet d’une autre vidéo j’en parlerai un peu plus en détails.Et
tout ça donc, le processus de “je change je jette je me sépare de beaucoup de choses”
et bien pour changer ,je me suis accompagnée de beaucoup de reportages que
j’ai vus sur le minimalisme Alors… je pense que c’est un peu à la
mode aujourd’hui, alors la mode c’est pas forcément une bonne chose mais quand
c’est des modes qui sont bienveillantes et qui sont, qui sont bonnes pour pour
votre portefeuille, pour l’environnement etc et bien les modes parfois peuvent
être bénéfiques et donc qu’est-ce que je disais ? Je parlais donc du minimalisme.
Qu’est ce que c’est le minimalisme ? C’est savoir se séparer du superflu, de
l’inutile parce que tous les matins je pense, beaucoup de personnes en tout cas
sont dans ce cas-là, tous les matins on se retrouve face à une quantité de
choses, à une quantité de choses qui parasitent notre vie et qui parasitent
aussi nos choix et donc pour être dans ce processus de “je me sépare de choses
etc”, comment je fais ? Et bien comment je fais ? Pour moi en tout cas, je me suis
posé ces deux questions : ces choses sont-elles nécessaires ? Les
utilise-t-on quotidiennement ? Et c’est justement cette dernière
question que j’ai le plus utilisé, que j’ai le plus mis en pratique : tous les
vêtements, les chaussures, le maquillage etc que je n’avais pas utilisés au
cours des deux derniers mois, eh bien je m’en suis séparé ciao
poubelle, c’est comme ça que je suis arrivée à avoir une armoire de taille
normale parce qu’attention avant j’avais des vêtements dans ma chambre,
dans le placard du couloir, dans le bureau, dans le bureau j’avais des
vêtements. Voilà, j’avais des vêtements un peu partout parce que mon armoire,
l’armoire que j’avais dans ma chambre ne suffisait pas.Donc voilà, on est quand
même dans un cas clinique, dans mon cas hein, c’est pas juste
“petite consommation”. Et c’est comme ça donc que je suis arrivée aussi à apprécier
les choses que j’avais ,à les utiliser parce qu’ils n’étaient plus noyés
derrière beaucoup d’autres choses, ils n’étaient plus cacher derrière des
vêtements, et au final c’est ça, c’est que j’avais beaucoup de choses mais comme ils
étaient derrière beaucoup d’autres vêtements que j’utilisais beaucoup plus
régulièrement et bien en fait, c’est comme si je ne les
avais pas parce que je ne savais pas que je les avais, je sais pas si, je ne sais
pas si je me fais comprendre. Alors mon objectif n’est pas de me retrouver avec
deux ou trois jupes et un t-shirt, hein mon but n’est pas d’arrêter de
consommer parce que je suis pas dans cet extrême-là et parce que je pense
que ça ne me rendrait pas heureuse non plus, mon but est simplement de prendre
conscience de ma consommation, de l’impact financier et de l’impact
écologique que ça a.Et j’ai aussi, comme j’ai dit avant, j’ai aussi envie de
consommer moins pour consommer mieux avec des marques plus éthiques, avec des
marques aussi de meilleure qualité pour garder les vêtements pas simplement une
saison mais peut-être un peu plus quand même hein.Je m’éloigne désormais de cette
fast fashion peu à peu, mais de cette fast fashion que je ne critique pas du
tout parce que je l’ai beaucoup appréciée, je l’ ai beaucoup appréciée à
une époque parce que je sais qu’elle est très utile parce qu’elle est économique,
parce qu’elle se renouvelle sans cesse mais qui malheureusement aujourd’hui ne
correspond plus à mes choix Alors mon épuration continue encore et
encore, je suis vraiment loin d’avoir atteint le résultat recherché. Il faudra,
il faudra qu’on voie où j’en suis dans quelques mois, dans un an ou dans
quelques mois simplement Pour finir cette vidéo, ce que je voulais
dire c’est que je vous encourage vous aussi à remettre en question votre
consommation si vous êtes dans le même cas que moi.
Mais si vous consommez et que cette consommation vous rend heureux,
ne changez pas forcément, ce n’est pas obligatoire.Chacun adopte le mode de vie
qu’il souhaite…. je pense que c’est sur cette phrase que je vais finir ce
podcast : “chacun adopte le mode de vie qu’il souhaite” .Mais simplement, parfois, pour
savoir ce qui nous rend heureux, et bien il faut un petit peu se questionner,
questionner notre mode de vie, questionner notre manière de
consommer, notre manière de vivre parce que si on le questionne jamais, on ne peut pas vraiment savoir si c’est quelque chose qui correspond à
notre idéologie, à notre vie.Voilà donc je vais terminer là-dessus parce que je
pense que c’est quand même un podcast plutôt long, j’espère que ce podcast vous
aura intéressés, il aura été facile à comprendre
et voilà en attendant je vous laisse pour le prochain podcast
Ciao !=D

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